PARIS, FRANCE, le 9 juin 2026. Une nouvelle étude menée par Checkout.com, l’un des leaders mondiaux des paiements digitaux, met en évidence un décalage croissant entre l’émergence de la demande des consommateurs et la confiance, les mécanismes de contrôle ainsi que les infrastructures nécessaires au développement du commerce agentique*. Ces constats sont issus du nouveau rapport de Checkout.com, Commerce Agentique 2026: Attentes des consommateurs et préparation des commerçants.
Près d’un consommateur français sur quatre (22 %) s’attend à ce qu’au moins 10 % de ses achats soient effectués via l’IA d’ici un an, un niveau comparable à celui observé aux États-Unis (22 %) et au Royaume-Uni (23 %), mais inférieur à la moyenne mondiale de 33 %. Les commerçants anticipent eux aussi cette évolution : près des trois quarts d’entre eux (72 %) estiment que les consommateurs feront leurs achats via des agents IA plus rapidement que la plupart des commerçants ne seront prêts à répondre à cette évolution.
Une part importante des consommateurs s’attend à une adoption rapide des achats assistés par l’IA. Si les commerçants anticipent des changements à toutes les étapes du parcours d’achat, de la découverte des produits au paiement et à l’authentification, ils sont également conscients que les infrastructures, les normes et les modèles de responsabilité du secteur continuent d’évoluer.
Il en résulte non seulement un décalage entre les attentes et la réalité du marché, mais aussi un déficit de confiance : les consommateurs s’intéressent aux achats pilotés par l’IA, mais beaucoup ne sont pas encore prêts à lui confier leurs dépenses sans garanties claires. Les consommateurs français figurent parmi les plus méfiants au monde à cet égard.
L’étude révèle que 41 % des consommateurs en France déclarent ne faire confiance à aucune organisation pour gérer un agent d’achat basé sur l’IA (contre 27 % à l’échelle mondiale), tandis que plus d’un tiers d’entre eux (35 %) affirment qu’ils ne délégueront jamais leurs achats à une IA (contre 24 % dans le monde).
Les consommateurs perçoivent le potentiel de l’IA pour transformer l’expérience d’achat. Toutefois, les organisations qui souhaitent gagner la confiance des consommateurs français devront instaurer un climat de confiance grâce à des mécanismes de contrôle clairs, une gestion transparente des autorisations et des procédures d’annulation simples.
Les consommateurs français indiquent qu’ils n’accepteraient de déléguer leurs achats à un agent IA qu’à condition que des garde-fous stricts soient en place. Dans ce cadre, ils se déclarent prêts à autoriser un agent d’achat basé sur l’IA à dépenser en moyenne 180 € par achat de manière autonome, sans validation supplémentaire.
Pour les consommateurs français, les conditions indispensables pour avoir confiance dans les achats réalisés par des agents IA sont avant tout la possibilité de fixer un plafond de dépenses par achat (34 %), de révoquer instantanément les autorisations accordées (33 %) et de bénéficier d’une procédure simple d’annulation ou de remboursement (26 %).
Les commerçants sont eux aussi conscients de l’importance de la transparence et du contrôle. Ainsi, 75 % d’entre eux estiment qu’offrir aux consommateurs la possibilité de révoquer leurs autorisations en temps réel sera un facteur déterminant pour favoriser l’adoption des programmes de commerce agentique.
Pour les consommateurs, l’essor du commerce agentique repose avant tout sur la recherche de praticité : ils souhaitent automatiser les tâches répétitives afin de gagner du temps et bénéficier d’une expérience d’achat plus avantageuse. Près d’un consommateur français sur quatre (24 %) indique que le gain de temps constitue sa principale motivation pour utiliser un agent d’achat basé sur l’IA, tandis que 16 % souhaitent recourir à l’IA pour être certains de ne jamais passer à côté d’une meilleure offre.
Les résultats de l’étude suggèrent que le commerce agentique se développera de manière progressive et inégale, en commençant par les catégories à faible risque et les achats récurrents avant de s’étendre à d’autres domaines. En France, les consommateurs se montrent les plus enclins à déléguer leurs achats de produits d’épicerie (32 %) et de produits courants (36 %), qu’ils considèrent comme des achats répétitifs présentant peu de risques. À l’inverse, les achats nécessitant une réflexion plus approfondie, comme les services financiers, restent parmi ceux que les consommateurs sont le moins enclins à confier à l’IA : seuls 12 % se disent prêts à le faire. Cette perception contraste avec celle des commerçants, qui s’attendent à voir le commerce agentique s’imposer en priorité dans des décisions complexes, notamment dans le domaine des produits financiers.
Rory O’Neil Chief Marketing Officer, Checkout.com, déclare : « Le commerce agentique passe rapidement du concept à la réalité. Les consommateurs commencent à expérimenter les agents IA pour leurs achats du quotidien et, partout dans le secteur, nous observons une collaboration soutenue autour des protocoles et des normes qui accompagneront cette nouvelle étape de l’e-commerce. Mais si l’adoption s’accélère, les infrastructures sur lesquelles elle repose continuent d’évoluer. Les consommateurs doivent avoir la certitude que les agents IA fonctionneront dans un cadre clairement défini en matière de sécurité, de remboursements, d’autorisations et de plafonds de dépenses. Tant que ces fondations ne seront pas en place, la confiance restera l’un des principaux freins à l’adoption. »
Le commerce agentique pourrait également redéfinir la fidélité aux marques. Plus de deux consommateurs français sur cinq (43 %) autoriseraient un agent d’achat IA à changer de marque s’il identifiait une offre présentant un meilleur rapport qualité-prix. Les achats assistés par l’IA transforment déjà la découverte des produits, la comparaison des offres et le choix des marques. Si les organisations parviennent à répondre aux enjeux de confiance, de responsabilité et de contrôle, l’IA pourrait profondément transformer le marché du e-commerce.
Aujourd’hui, selon les commerçants interrogés au Royaume-Uni et aux États-Unis, seuls 3 % des transactions impliquent des agents IA. Pourtant, 89 % des commerçants déclarent se préparer activement à l’essor du commerce agentique, signe que cette transformation est déjà en cours, même si les normes du secteur et les modèles de confiance continuent d’évoluer.
FIN
* Le commerce agentique désigne des agents IA capables de rechercher, comparer et, avec l’accord du consommateur, finaliser des achats pour son compte.
Méthodologie
Cette étude a été réalisée par Censuswide auprès d’un échantillon de 12 005 consommateurs âgés de 18 ans et plus répartis sur six marchés (Royaume-Uni, États-Unis, Brésil, Chine, France et Émirats arabes unis), dont 2 002 répondants en France. Elle s’appuie également sur les réponses de 400 responsables paiements (25 ans et plus) travaillant à temps plein au sein d’entreprises en contact direct avec les consommateurs au Royaume-Uni et aux États-Unis (e-commerce et commerce de détail, biens et services numériques, billetterie et voyage, distribution alimentaire et livraison de repas). Les données ont été recueillies auprès des consommateurs entre le 2 et le 9 mars 2026, puis auprès des commerçants entre le 25 février et le 2 mars 2026.
Censuswide respecte les standards de la Market Research Society (MRS), emploie des membres de cette organisation et applique son code de conduite ainsi que les principes de l’ESOMAR. Censuswide est également membre du British Polling Council.
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